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UE : Alliot-Marie s’interroge sur la logique de la politique pour la pêche

Paris, 9 juin 2009 (AFP - 15h07)La ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie s'est interrogée mardi sur la politique européenne en matière de pêche qui impose la destruction de bateaux et laisse des navires extra-communautaires pêcher dans les zones économiques exclusives françaises.

"Aujourd'hui, nous voyons l'Europe qui impose la destruction de navires de pêche pour préserver des ressources", a déclaré Mme Alliot-Marie lors de la journée "Mer et Outre-mer" organisée à l'Institut océaonographique par le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Jégo.

La Commission européenne a proposé en mai des baisses très importantes des possibilités de pêche dans l'UE en 2010 pour les espèces menacées, alors que la profession se plaint déjà des limitations actuelles.

"Je pose quand même la question de savoir pourquoi nous laissons dans le même temps des navires mexicains ou des navires asiatiques pêcher le thon dans la zone économique exclusive de Clipperton" dans le Pacifique, à quelque 1.300 km des côtes mexicaines, "ou bien au large des côtes de La Réunion, nous avons un véritable problème", a-t-elle dit.

Soulignant la nécessité d'"avoir une véritable logique et le courage de dire un certain nombre de choses", elle s'est dite "persuadée que les ressources halieutiques d'outre-mer ne sont pas exploitées comme elles pourraient l'être".

Après s'être "engagée personnellement" pour l'extension du plateau continental de Saint-Pierre-et-Miquelon, réclamée par les élus et la population, elle a jugé "nécessaire que nous sachions défendre nos droits sur l'espace maritime outre-mer".

"A Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française, à Wallis et Futuna, comme partout outre-mer, la France ne saurait renoncer à des droits inhérents à la délimitation du plateau continental", a-t-elle dit.

Mme Alliot-Marie attend "dans les prochains mois un retour" du secrétaire général de l'ONU à la lettre d'intention qu'elle a envoyée au nom du gouvernement français pour Saint-Pierre-et-Miquelon.

"Il y a un long débat qui va s'ouvrir pour que les zones économiques exclusives (ZEE) soient bien la réalité de notre géographie", a déclaré M. Jégo, rappelant que "grâce à l'outre-mer nous sommes la 2ème puissance maritime mondiale, avec 11 millions de de km2 de ZEE".

Selon M. lui, les "prétentions" françaises pourraient permettre d'"augmenter de 1 ou 2 millions de km2 nos ZEE".