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Ils mettent le paquet sur les ressources marines |
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Samedi 09 janvier 2010
 Des chercheurs de l'université de Nantes et de plusieurs grandes écoles de la région travaillent sur les ressources de la mer. Ici, un chercheur du Gepea, Jérémy Pruvost, ausculte un « photobioréacteur », utilisé pour étudier la production de microalgues. Inria Des chercheurs de la région travaillent sur la production de carburant à partir de micro-algues. Sur ce thème, Nantes et Saint-Nazaire vont accueillir une convention mondiale en 2011.
Repères Un forum mondial
Nom de code « Biomarine ». C'est une convention où chercheurs, industriels et décideurs se rencontrent pour échanger sur tout ce qui tourne autour de la mer. À savoir, la pêche, l'aquaculture, les biotechnologies, les bateaux et les biotechnologies.
La première édition a eu lieu à Toulon et Marseille en 2008. Elle a accueilli 2 000 participants. Nantes et Saint-Nazaire ont pris position pour le rendez-vous de 2011. La manifestation va être accueillie dans les deux villes.
Saint-Nazaire ouvrira le bal le 21 mars 2011 avec une journée consacrée à la géopolitique où l'on réfléchira, entre spécialistes, aux ports du futur. La suite se jouera à la cité des congrès de Nantes, pour y parler affaires et développements futurs. Là, le grand public pourra accéder.
Les Pays de la Loire entendent devenir le terrain d'atterrissage de la manifestation pour l'Europe tous les trois ans. Biomarine devant se tenir à tour de rôle sur le Vieux continent européen, en Amérique et en Asie.
Un fort potentiel
La pêche va mal, les criées souffrent, les Chantiers navals sont à la peine et le trafic maritime s'essouffle. Assez de pessimisme... la mer n'a pas dit pour autant son dernier mot.
« Les biotechnologies marines représentent un potentiel de 2,9 milliards d'euros en 2009 », indique le concepteur de Biomarine en citant pêle-mêle les débouchés actuels et espérés dans la nutrition, la médecine ou la chimie verte.
Les élus sont d'ores et déjà convaincus de l'intérêt de la convention. Les collectivités territoriales devraient apporter la moitié du 1,2 million d'euros nécessaire à son organisation. Atlanpole mobilise à cet effet les acteurs locaux.
Les Chantiers STX avec leurs projets de bateaux plus écolos, la DCNS avec son Ecoship (bateau militaire écolo), le Grand port de Nantes ¯ Saint-Nazaire sont au premier rang.
Labos et PME font cause commune
Cela s'appelle un cluster. Un mot affreux signifiant que l'on travaille ensemble. Le Blue Cluster est né fin 2008 à l'initiative d'Atlanpole, la technopole de Nantes et la Carène, communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire.
Il rassemble maintenant une cinquantaine d'entreprises et une trentaine de laboratoires des Pays de la Loire et du Poitou-Charentes qui bossent sur la valorisation des bio-ressources de la mer. Des ténors comme Sanofi-Aventis, LVMH ou Fleury-Michon jouent les supporters.
L'un dans l'autre, ce sont 500 personnes qui travaillent. Entre autres cibles, les micro-algues, dont les lipides pourraient être transformés en carburant.
Thierry BALLU.
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