| Tahitipresse Environnement : 09/06/2009 |
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T. Rohfritsch en compagnie de Pierre Erwes, Chairman de BioMarine Teva Rohfritsch : "La mer a une place centrale dans la vie des Polynésiens" (Tahitipresse) - La première journée de la Mer et de l'Outre-mer a eu lieu, mardi à Paris à l'Institut Océanographique, en présence de Yves Jégo et du Prince Albert II de Monaco. Organisé par le Secrétariat d'Etat chargé de l'Outre-mer, elle a permis la tenue de quatre tables rondes. Deux d'entre elles avaient pour intervenants Teva Rohfritsch, ministre polynésien des Ressources de la mer et Robert Wan, président de Robert Wan Group. Au terme de la journée de la Mer et de l'Outre-Mer, Teva Rohfritsch a jugé que les conditions étaient désormais réunies pour un réel développement des énergies renouvelables et une protection accrue de l'environnement en France et particulièrement en Polynésie : "C'est une première étape qui a permis de réunir toutes les énergies. Aujourd'hui, je constate que nous avons les ingrédients pour réussir. Il reste à trouver la bonne recette et surtout, à nous mettre tous aux fourneaux parce qu'il y a urgence, notre planète est asphyxiée et nous devons préserver nos lagons", a-t-il affirmé. Préserver la mer La table ronde à laquelle il a été convié avait pour thème "Mer et Energies, comment utiliser la puissance de l'eau à des fins énergétiques ? "
Concrètement, trois projets devraient voir le jour "très rapidement". Il s'agit d'énergie thermique des mers, de climatisation grâce à l'eau des profondeurs, et d'utilisation de l'énergie de la houle. Évoquant ces projets de production d'énergie marine, le ministre a mis en avant les perspectives qu'ils offraient avec entre autres "la possibilité de climatiser le futur hôpital qui sera inauguré en fin d'année, ainsi que des crèches, des écoles et la zone urbaine attenante". Toutes ces réalisations devraient diminuer très nettement la facture d'électricité de la Polynésie. "Les Polynésiens n'ont pas de pétrole" Pour sa part, Robert Wan s'est dit "agréablement surpris par le sérieux des travaux". Il était l'un des intervenants aux côtés de Jean-Michel Cousteau, président de Ocean Futures Society ou Serge Orru, président de WWF France (Fonds Mondial pour la Nature) d'une autre table ronde dont le thème était "Mer et biodiversité, quelles actions pour quelle protection ?". Oui à "l'écolonomie" Revenant sur la nécessaire protection des lagons, il a rappelé que c'est "l'incomparable biodiversité de celui de Marutea qui a permis la réussite de mon activité industrielle. C'est un des lagons les plus purs au monde car nous sommes à 5 000 km des premiers sites industriels polluants, avec une qualité d'eau exceptionnelle, des nutriments très riches pour nos huîtres". Robert Wan a dit être tout à fait d'accord avec Jean-Louis Borloo quand ce dernier assure qu'il est "possible de faire de l'écolonomie". Et Robert Wan de préciser : "Je ne conçois pas l'écologie comme une idéologie, mais bien comme un levier économique du XXIème siècle". DPF/ATP |









